Vos contenus · publié en septembre 2026
Sora ferme le 24 septembre 2026 : que faire de vos vidéos
Si votre entreprise a fait produire des vidéos avec Sora, l'outil vidéo d'OpenAI, exportez-les avant le 24 septembre 2026 : ce jour-là, la dernière interface encore active s'arrête, et les contenus restés sur les serveurs sont supprimés. Si vous n'avez jamais utilisé Sora, la question reste la même : où vivent vos vidéos, et pouvez-vous encore les modifier ?
L'essentiel
- Sora : application arrêtée le 26 avril 2026, interface pour développeurs arrêtée le 24 septembre 2026, contenus supprimés ensuite.
- Ce n'est pas un cas isolé : Google a remplacé son outil Whisk par Flow le 30 avril 2026, sans transfert automatique des créations.
- La vraie question n'est pas l'outil, c'est le fichier de travail : sans lui, une vidéo ne se modifie pas, elle se refait.
- L'inventaire ci-dessous prend 30 minutes, ne coûte rien, et se fait aujourd'hui.
- Refaire six vidéos parce qu'un numéro a changé, c'est repayer six vidéos.
Que se passe-t-il exactement le 24 septembre 2026 ?
OpenAI arrête Sora en deux temps. L'application grand public a fermé le 26 avril 2026. L'interface destinée aux développeurs, celle qu'utilisent les outils et les prestataires qui avaient branché Sora dans leur chaîne de production, s'arrête le 24 septembre 2026. Après ces dates, les contenus laissés sur les serveurs sont supprimés définitivement, et aucune période de récupération n'est annoncée. La page d'aide d'OpenAI fait foi : consultez-la avant d'agir. Le calendrier en deux temps a été détaillé dès son annonce par la presse spécialisée, notamment The Decoder.
Concrètement, si vos vidéos existent uniquement dans un compte Sora, elles existent chez OpenAI, pas chez vous. L'export se fait depuis votre bibliothèque Sora, et il vaut mieux le faire cette semaine que le 23 septembre au soir. Récupérez aussi les textes qui ont servi à générer les vidéos : ce sont eux qui vous permettront d'obtenir quelque chose d'approchant avec un autre outil.
Ce n'est pas un accident isolé
Deux outils de création ont fermé en six mois. Le 30 avril 2026, Google a remplacé Whisk, son outil d'images de Google Labs, par Flow. La migration des créations n'était pas automatique : ce qui n'avait pas été transféré ou téléchargé à temps a été supprimé, sans récupération possible. Google l'avait annoncé deux mois plus tôt sur son blog de mises à jour.
Le point commun des deux fermetures n'est pas l'intelligence artificielle, c'est l'endroit où vivaient les fichiers. Dans les deux cas, les entreprises concernées avaient un accès, pas une copie. Un accès se retire, une copie ne se retire pas. C'est la seule leçon à retenir, et elle vaut pour un logiciel de montage en ligne, un espace de partage, ou un prestataire qui garde vos projets sur sa machine.
La question qui compte : pouvez-vous encore modifier vos vidéos ?
Une vidéo, ce sont deux choses différentes. Le fichier final (un MP4) est le résultat : il se regarde et se diffuse. Le fichier de travail est le projet du logiciel d'animation, dans lequel chaque texte, chaque couleur et chaque image sont encore séparés et modifiables. En motion design, c'est le plus souvent un projet After Effects, accompagné d'un fichier Illustrator, des polices et des sons.
Avec le MP4 seul, vous pouvez diffuser. Vous ne pouvez pas changer un prix affiché à l'écran, une date, un numéro de téléphone, un logo après un changement d'identité visuelle. Il faut alors refaire la vidéo, donc la repayer. D'où le test en une phrase :
Si mon prestataire ou mon outil disparaissait demain, pourrais-je encore faire changer le numéro de téléphone à la fin de cette vidéo ? Si la réponse est non, vous ne possédez pas la vidéo, vous en possédez une copie figée.
L'inventaire de 30 minutes, gratuit et à faire aujourd'hui
Ouvrez un tableur, listez vos dix dernières vidéos et visuels animés, et remplissez cinq colonnes. C'est tout, et c'est suffisant.
| Vidéo | Où est le fichier final | Où est le fichier de travail | Qui peut le rouvrir | Verdict |
|---|---|---|---|---|
| Vidéo de présentation | Notre disque + notre chaîne | Chez le prestataire | Lui seul | À demander |
| Publicité de septembre | Compte sur un outil en ligne | Nulle part | Personne | À exporter d'urgence |
| Vidéo de recrutement | Notre disque + sauvegarde | Notre disque, avec les polices | N'importe quel monteur | Rien à faire |
Puis appliquez ces cinq règles, dans cet ordre :
- Sortez d'abord ce qui est en ligne. Tout ce qui vit dans un compte chez un éditeur (outil de génération, montage en ligne, espace de partage) descend sur votre machine. Une date de fermeture ne se négocie pas.
- Deux endroits, toujours. Un disque local et un espace en ligne qui vous appartient. Un seul endroit n'est pas une sauvegarde.
- Nommez les fichiers pour un inconnu. « 2026-09-video-recrutement-v3 », pas « final_final2 ».
- Gardez ce qui entoure le fichier de travail. Un projet d'animation sans ses polices, ses images et ses sons ne s'ouvre pas correctement : demandez un dossier complet, pas un fichier seul.
- Refaites l'exercice une fois par trimestre, en quinze minutes.
Les trois questions à poser avant de signer, et la clause à demander
Ces trois questions se posent au moment du devis, jamais après. Après, la réponse est « c'est possible, moyennant un supplément ».
- Les fichiers de travail sont-ils livrés, et à quel moment de la prestation ?
- Dans quel format, et faut-il un logiciel payant pour les rouvrir ? (La réponse est souvent oui, et c'est normal : autant le savoir.)
- Si nous arrêtons de travailler ensemble, que gardons-nous exactement ?
La clause à faire écrire tient en une phrase : « Le prestataire livre, à la fin de chaque production, les fichiers de travail dans leur format d'origine ainsi que les éléments qui les accompagnent (polices, images, sons), et le client peut les faire modifier par un tiers. »
Un point d'honnêteté, parce qu'il évite un malentendu : dans les métiers de l'image, l'usage courant est l'inverse. Les fichiers de travail restent chez le créatif, parce qu'ils contiennent sa méthode. Un studio qui refuse n'est donc pas malhonnête. Il n'existe par ailleurs aucun barème officiel du prix de cette livraison : les multiples qui circulent dans les communautés de créatifs ne reposent sur aucune étude publiée. Le prix se discute au cas par cas, et il se discute avant.
Où vivent vos vidéos, et ce que vous risquez
| Situation | Ce que vous avez réellement | Ce que vous risquez |
|---|---|---|
| Dans un compte chez un éditeur | Un accès | Tout perdre à la fermeture du service |
| Chez le prestataire, MP4 livré | Une copie figée du résultat | Refaire et repayer à chaque modification |
| Sur votre disque, MP4 seul | Une copie figée, mais chez vous | Refaire et repayer à chaque modification |
| Sur votre disque, projet complet | La vidéo, vraiment | La panne de disque, d'où la règle des deux endroits |
Le coût se chiffre facilement. Chez ERE AGENCY, une vidéo de 30 secondes coûte 130 € HT, une de 45 secondes 195 € et une de 60 secondes 260 €, en abonnement au tarif de base. Faire refaire six vidéos de 30 secondes parce qu'un numéro de téléphone a changé, c'est donc 780 € HT, pour un changement qui aurait pris dix minutes avec les fichiers de travail. Le calcul est le même chez tout prestataire, avec ses tarifs : faites-le avec notre page de prix ou notre simulateur.
Ce que nous livrons, et à partir de quand
Pour que la comparaison soit vérifiable et non déclarative : chez ERE AGENCY, les fichiers sources After Effects et Illustrator sont inclus à partir de l'engagement 6 mois. En dessous, ils ne le sont pas, et nous le disons aussi. Si vos vidéos ont été produites avec de l'intelligence artificielle, une autre question se pose depuis le 2 août 2026, celle de la mention obligatoire : nous l'avons traitée dans le guide faut-il déclarer une vidéo générée par IA en 2026. Les autres guides sont sur la page ressources.
Questions fréquentes
Puis-je encore récupérer mes vidéos Sora après le 24 septembre 2026 ?
Non, il ne faut pas compter dessus. OpenAI a arrêté l'application Sora le 26 avril 2026 et arrête son interface pour développeurs le 24 septembre 2026. Les contenus restés sur les serveurs sont ensuite supprimés définitivement, et aucune période de récupération n'est annoncée après ces dates. L'export se fait depuis votre bibliothèque Sora, avant la date.
Un fichier MP4 suffit-il à posséder sa vidéo ?
Non. Un MP4 est le résultat, pas la matière. Avec le MP4 seul, vous pouvez diffuser la vidéo mais vous ne pouvez pas changer un prix affiché à l'écran, une date, un numéro de téléphone ou un logo. Pour modifier, il faut le fichier de travail, c'est-à-dire le projet du logiciel d'animation, accompagné des polices, images et sons utilisés.
Mon agence est-elle obligée de me donner les fichiers sources ?
Non, pas par défaut. Dans les métiers de l'image, l'usage courant est que les fichiers de travail restent chez le créatif, parce qu'ils contiennent sa méthode. Ce n'est pas abusif, c'est l'usage. La livraison des sources se négocie au moment du devis et s'écrit dans le contrat : demandée après coup, elle se paie plus cher ou se refuse.
Comment savoir si mes vidéos d'entreprise sont en danger ?
Posez-vous une seule question par vidéo : si mon prestataire ou mon outil disparaissait demain, pourrais-je encore faire changer le numéro de téléphone à la fin de cette vidéo ? Si la réponse est non, vous ne possédez pas la vidéo, vous en possédez une copie figée. L'inventaire complet prend environ 30 minutes.
Écrit par Elias Rollier, fondateur d'ERE AGENCY, agence de production vidéo par abonnement à Paris. Les tarifs cités sont ceux réellement pratiqués par l'agence en septembre 2026. Les dates de fermeture sont celles annoncées par les éditeurs : vérifiez-les sur leurs pages officielles avant d'agir, un calendrier peut changer.
